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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 10:17
Subir, Agir : élucubrations autour du Live in Confinement- partie 3 : "De l'inclusion, à l'occlusion sociale".

3e partie du concert "live In Confinement" (avril 2020)- environ 30 minutes de chansons et explications des thématiques abordées. Chansons : - "Ville et campagne"- "Camionneur"- "Vivement la retraite"- "On ira tous en gériatrie"- "petit homard"

+ Intégration sociale : 

 

Pour nombre d'entre-nous, qui n'avons pas le courage de prendre notre baluchon pour fuire au loin, rien de tel pour mieux vivre son capitalisme, que de s'adapter au système existant, en en adoptant et en adhérant  à ses codes, us et coutumes, pour en devenir un représentant des plus orthodoxe. 

 

Cette méthode visant à votre mieux être personnel, consiste en une sorte de fuite en avant, vous faisant aller plus en profondeur, vers une docilité apte à vous faire grimper les échelons, vous rendant ainsi éligible à la montée dans le wagon tant convoité de l'intégration sociale, de l'acceptation par le monde de votre présence en son sein. 

 

Introduction : 

 

Cette intégration sociale se fait avant toute chose, par le biais du travail jalonnant votre vie, jusqu'à sa fin. 

Ainsi, par votre acceptation de ce principe, ici fondamental, par votre soumission consentie à ce système de valeurs, vous aurez contribué au bien commun d'un ordre des choses existant. 

 

A qui profitera le plus tout ceci ?

A vous ?

A l'ordre des choses existant ?

 

Qu'importe !

L'essentiel n'est-il pas de se sentir au mieux durant sa vie, en faisant preuve pour atteindre son meilleur bonheur possible, de la plus grande créativité en votre possession ? 

Je vous le concède, les personnes choisissant consciemment et beaucoup plus souvent inconsciemment l'intégration sociale pour mieux vivre leur capitalisme, ne sont pas forcément les plus créatives dans leur quête de recherche d'un certain confort de vie. 

Mais qui sommes nous pour juger, chacun fait bien comme il peut, quand bien même le chemin de sa capacité créative risque d'avoir pour conséquence d'asseoir encore plus un régime de pouvoir déjà bien établi., parfois désigné comme cruel pour beaucoup, Comme le dirait ce cher Brice Hortefeux concernant les auvergnats, "quand il y en a un, ça va, c'est lorsqu'ils sont nombreux qu'il y a des problèmes". En somme, nos intégrés sociaux seraient selon ce principe, nos auvergnats. Prises en masse, leurs luttes concentrées vers leurs adaptations personnelles au système existant, leurs pragmatismes sociaux individuels, seront vu comme des peluches supplémentaires à la laine confortable d'un état des choses qui en réchauffe peu, au prix de l'étouffement de tous les autres.  

 

De la même manière que pour fuir, il convient de connaître au mieux les contours desquels on veut s'extraire. Pour rester, il convient de pouvoir définir l'espace dans lequel on souhaite s'inscrire, que ce soit un pull en laine, ou autre chose. Il convient donc d'arpenter ce territoire limité, mais néanmoins divers, cette diversité se bornant à certaines limites établies au sein du groupe intégré. Les règles de limitation quant-à elles, sont la plupart du temps fixées par un nombre infime de personnes édictant les règles du lieu. 

 

Dans toute cette diversité interne, des choix de vie se font et des choix d'espaces de vie également. Afin de pouvoir convenir au plus grand nombre, la société intégrée offre des illusions de choix multiples aux populations souhaitant changer d'air de temps en temps, sans que cela ne coute trop à l'ordonnancement établi et à l'adhésion des membres à cet ordonnancement. On peut en cela, partir en vacances, pour changer d'air, mais on peut également déménager, quelle aventure ! 

 

Au sein de cette diversité établit, les différences se font sur plusieurs aspects, qu'elles soient ethniques ou communautaires, sociales, économiques, culturelles, mais également, tout comme pour ceux qui tentent de fuir hors de ce paradigme de vie en société, géographiques. 

Ces différences, comme on a pu l'analyser dans le chapitre précédent sur l'immigration, servent bien qui sait les manipuler dans un esprit de "diviser pour mieux régner". Ce principe de division sociale s'avère, en effet, bien salutaire pour éviter que les rancunes tenaces, ne viennent altérer la quiétude de ceux qui savent profiter des privilèges qu'ils ont contribué à mettre en place, ou à maintenir. Ainsi, pour le bien de ce conservatisme social, les équipes opposées jouerons et rejouerons leurs matchs les uns contre les autres, tantôt les noirs contre les blancs, les cathos contre les homos, les juifs contre les musulmans, les espagnols contre les portugais, les riches contre les pauvres, les profs contre les ouvriers, les scientifiques contre les sorciers,  les beaufs contre les snobs et les bourgeois contre tous ceux qui ne sont pas eux. 

 

En terme d'espaces internes compatibles avec le mode de vie citoyenne prôné par la société capitaliste, on différenciera notamment les espaces pleins et les espaces creux, les zones densément peuplées et les diagonales du vide, l'axe londres-Milan et le massif central....Certains vont de l'un à l'autre, ou de l'autre à l'un, selon les velléités de changements inhérents à tout un tas de facteurs voulus ou subis dans la petite vie de l'individu se déplaçant. Pour la globalité, ce n'est finalement qu'un détail puisqu'il sera tout autant possible de faire la guerre à son voisin, qu'importe qu'il soit sur le palier, ou dans la maison à 2 km...Mais pour l'individu, le changement de décor pourra représenter une respiration salutaire, un peu comme un changement de déco, un ravalement de façade qui dans la psychologie interne des personnes cloisonnées dans les codes de l'intégration sociale, sera déjà beaucoup.

  - Ville et campagne  

 

L'herbe est elle plus verte ailleurs ? Question que nombre de déménageurs, pas toujours bretons, se posent. Alors on part, à moindre frais en terme de déconditionnements sociaux. On part vivre en ville, à la campagne, on change de région, de pays, on découvre de nouveaux accents, de nouvelles cultures, de nouveaux fromages. Il n'est point nécessaire pour cela, de changer sa vision des choses, de la vie, de la société de manière fondamentale, non ! C'est plutôt comme changer son sac d'aspirateur, l'autre était plein de poussière, de souvenirs, on avait besoin de faire de la place pour respirer à nouveau, alors on le change...

 

Ainsi, nombreux sont les jeunes de la campagne, à inspirer à une vie plus urbaine, jalonnée des occupations proximiteuses auxquelles semble adhérer cette strate de la population. A l'inverse, les gens stressés de la ville, pollués dans leurs bronches et dans leur tête des fracas quotidiens de la vie de travailleurs, eux, font le chemin inverse. Evoluant dans la grise atmosphère bruyante des gens qui bougent sans cesse en se frôlant, ces urbains aspirent à plus de calme, de verdure, d'herbe verte, de ciel bleu, bien que saupoudré de quelques pesticides et chemtrails à foison...

Bref, nombreux sont candidats à un changement de décor, même artificiel. 

 

Ces contradicteurs de l'exode rural, prenant les places laissées libres par les paysans à qui on a volé, jadis le travail, arrivent ainsi. Remplis de rêves et d'idées préconçues, leurs névroses plein les bagages, ils transforment les anciens corps de ferme en gîtes résidentiels, gardant le charme de la pierre pour l'extérieur et leur mode de vie ikéa pour l'intérieur. C'est une belle représentation de leur démarche, une sorte de légume vert farcie à la sauce industriel, un choux au ketchup...  

 

Au final, chacun fait bien comme il peut, et il est vrai qu'un leitmotiv pouvant être perçu comme extérieur, superficiel, peut parfois représenter un point de départ vers un changement de chemin plus radical et fondamental. Souvent, cela ne semble pas être le cas, mais quand bien même, si tous ne gagnent pas au loto, quand on est dos au mur et que l'on sent que sa vie amène à une impasse peu ragoutante, pourquoi ne pas tenter sa chance, puisqu'on a plus grand chose à perdre. 

Concernant ses migrateurs de l'intérieur du système, bien qu'ayant changé d'espace, ils sont souvent ramenés aux similitudes entre leur ancien espace de vie et le nouveau. La terre, fait souvent le lien, et ramène parfois les gens à leur ancrage naturel, qui les submerge, voir les sublime malgré eux. 

De la terre ils sont né et à la terre il repartiront, ils serviront de semence aux nouvelles vies qui renaîtront de leurs cendres. Espérons que les nouveaux venus sauront se libérer plus tôt que leurs prédécesseurs, afin que ça soit autre chose que leur mort qui les libère. 

- En marche ! 

 

Quoi qu'il en soit, entre la vie et la mort, il y a toujours la vie et lorsque l'on veut s'engager à fond vers son intégration sociale, il y a parfois des options qui s'imposent à nous. Ainsi, afin de savoir optimiser cette posture toute collaborationniste, il est nécessaire de savoir appréhender son univers socio-politique, afin de trouver son chemin vers ce que cette société promeut. 

 

De nos jours, en France, comme dans bien des pays occidentaux, le néolibéralisme, ordre nouveau du pouvoir bourgeois sur le monde, à pris le pas sur les anciens conservatismes de droite néo-industriels. Cette représentation française locale, sorte d'Appellation d'Origine Contrôlée avec un béret et une baguette sous le bras, se personnifie par l'ascension de la bourgeoisie unifiée derrière un homme et son parti, En marche ! 

 

Il paraît donc évident que plus on veut s'intégrer au sein de ce système actuel, plus il conviendra d'adhérer, voir de militer (pour les plus vifs), à cette structure modélisante. Vous tenterez ainsi d'opérer un rapprochement vers ceux qui sont aux manettes des différentes prises de décisions collectives, prises au nom de tous, avec le virtuel consentement de chacun. 

 

En Marche, historique très condensé  :

 

On les a vu apparaître au milieu des années 2010, les nouveaux bourgeois opportunistes, avec leur beau projet d'allier politiquement droite et gauche bourgeoise. Le but de la manœuvre, fut que l'institution traduise une consanguinité culturelle, moulte fois confirmée par les actes de ces différents parti politiques au cours des dernières décennies.  Un gouvernement sarkozyste d'ouverture avec des petites putes de la gauche qui adhèrent. Souvenez vous des Kouchner, Bockel et autre Strauss-Kahn FMisiens...Puis une présidence Hollande (a t-il jamais été de gauche ?), avec le messie de la nouvelle classe, Macron, au secrétariat général de l'Elysée, puis parachuté ministre de l'économie deux ans plus tard sous le gouvernement Valls (encore plus à droite que Hollande...)...Des réformes libérales aussi bien qu'avec Sarkozy, guidées par le petit Macron (comme la loi travail par exemple...)...Puis l'avènement de la nouvelle classe politique, la même que l'ancienne avec les plus traîtres de chaque partis en présence, saupoudrée de quelques nouveaux venus, soit nouveaux snobs, soit gravitant déjà autour des cercles de pouvoirs depuis quelque temps...

 

Voilà pour la petite histoire...

 

Ce qui m'intéresse dans tout ce processus, ce sont les gens, les gens lambda, qui se sont engagés dans cette démarche, qui ont suivi ce wagon et qui ont permis l'avènement de ce nouveau système aux manettes des institutions publiques française. Le néolibéralisme mondial tisse sa toile. La France ne fut pas le premier pays de l'alliance des états blancs occidentaux à avoir un chef de l'état, parachuté par les médias quelques années auparavant, sur la scène publique. Habituellement, seuls les plus roués du système médiatico politique, les connus depuis des décennies, parviennent à accéder au poste suprême. Combien de temps aura t-il fallu aux Chirac, Mitterrand, Hollande ou Sarkozy pour atteindre la présidence ? Pourtant, déjà au Canada avec Trudeau, Aux USA avec Obama, on avait vu apparaître ce type de nouveau bourgeois poussé par le matraquage médiatique à la tête des institutions de ces états. 

 

Les gens lambda, ces citoyens téléguidés, perroquets de quoi qu'il se dise, pourvu que ce qu'ils suivront soit dit plus fort, plus fréquemment et avec plus de moyens, suivent quoi qu'il se passe. C'est ainsi qu'on les a bien conditionné depuis la naissance, et c'est ainsi qu'ils suivent les voix politiques de la raison commune dictées par la télé et les sondages. Cette nouvelle religion, ces nouveaux dogmes télévisuels, remplacent de nos jours les religions plus anciennes, ou la vie citoyenne se dictait à l'Église. Aujourd'hui, les églises ont évoluées, elles se trouvent sur BFM TV, mais les ouailles écoutent comme avant. 

 

Les plus intégrés de ces gens, sorte de "résistants" de la première heure, ont commencés à fleurir les marchés, battre le pavé, pour tracter, militer et ainsi ont engagé un certain mouvement populaire légitimant l'avènement d'une pseudo nouvelle classe aux affaires politiques. Durant cette campagne présidentielle de 2017, on les a vu, les marcheurs dans toute la France, marcheurs enclins à voir évoluer les institutions, renouveler le personnel politique, changer les choses...Comme cela, ils faisaient acte d'intégration extrême, puisque participant très activement au pouvoir établi via les règles en vigueur au sein du régime, ici en œuvrant au sein de la cérémonie des élections "démocratiques".... La voilà, l'expression libre des opinions au sein d'un carcan en place pour que seules les idées adhérant au moule de la domination des masses puissent y être audibles. 

 

Quelques années plus tard, peu de ces gens n'ont pas été déçus de l'arnaque. Certains se sont même transformés en Gilets Jaunes, c'est dire !

Le nouveau monde était, en réalité, l'ancien monde et les élites politiques unifiées ont, comme avant, accaparé tous les postes de pouvoir. La réelle différence résidait dans le fait que le nouveau parti "élu" avait, à la suite de ce processus, les mains plus libres pour pouvoir mener une politique néolibérale encore plus violente qu'avant. 

 

A la vue de ce constat, une infime parti de ces personnes en quête acharnée d'intégration sociale, sont demeurés marcheurs. Ces personnes là sont admirables de pugnacité, leur objectif de vie à su prendre le pas sur tout le reste...Morale, éthique, rien de tout ceci n'a d'importance pour eux si ses notions ne s'incluent pas dans les principes de ceux qui décident pour tous. Ce chemin là, à plus ou moins grande mesure et à plus ou moins haute intensité, est le chemin du mieux vivre son capitalisme en suivant la voie commune de l'intégration sociale. 

 

Cette voie suit son "Cursus Honorum", cursus se différenciant selon sa situation sociale de départ, qui définit une potentielle situation sociale d'arrivée. Cette évolution sociale, sera dans les cas des plus basses classes sociales de départ, essentiellement une évolution sociale espérée. Concernant les plus hautes classes de départ, elle ne sera pas réellement une évolution, mais plus une conservation. L'important est que les unes espèrent, les autres conservent et que tous y croient. 

 

Pour les plus lambda des gens lambda, ceux qui suivent naturellement les règles édictées, dont celles résultant en la bienveillance envers un système qui les exploite tout en les méprisant fondamentalement, ce cursus se suivra naturellement, de la naissance à la mort, avec comme fil rouge le service rendu à la nation bourgeoise.

Un marqueur clé d'intégration sociale  : le travail.

 

Au sein de cette société bourgeoise, le travail reste le marqueur clé de l'intégration sociale. Celui qui travaille est celui qui est inséré, celui qui est ou il faut qu'il soit. Ainsi, la plupart des personnes passeront leur vie à l'école, puis au travail, pour terminer leur parcours en retraite (pour ceux qui peuvent et c'est de moins en moins le cas) jusqu'à ce que la mort les sépare lentement de cette vie sociétale. Jusqu'à cette séparation quasi-définitive, le parcours des personnes sera jalonnée de normes et de règles commerçantes à suivre de manière obligée. 

Camionneur, travail traversant bien des notions transverses. 

 

Prenons l'exemple d'un humain intégré par le travail. Continuons en étudiant l'exemple d'un travail l'amenant à suivre quelque peu les critères géographiques que l'on a évoqué précédemment, dans les chapitres de l'intégration géographique et de l'exclusion sociale. 

 

Quoi de mieux pour traverser toutes ces notions que d'évoquer le métier tout particulier de camionneur. 

 

Concernant les personnes pratiquant cette activité professionnelle, plusieurs notions contradictoires se rapprochent et se touchent, leur faisant vivre des contradictions quotidiennes, amenant des espaces clos des cabines, aux grands vastes étendues traversées, des mentalités inhérentes à des passages dans les univers cloisonnés de l'autoroute, au côtoiement de cultures diverses rencontrés durant les voyages. 

 

L'enfermement dans l'évasion, le voyage confiné, voilà ce qui représente à mes yeux, le mieux, ce petit microcosme professionnel intégré, au centre du bon fonctionnement des économies capitalistes. Qui aurait pu croire que l'on en arrive à une généralisation du fret pour les transports de marchandises.?. Il reste de l'essence, l'économie énergétique au tout pétrole bat son plein, malgré les prédictions en manque de combustible et en nécessité de renouvellement des sources énergétiques permettant aux produits de voyager, alors le camion continue son train train. 

 

A l'intérieur, le camionneur transporte les inégalités économiques sur les trajets internationaux, participant au pillage des ressources des pays pauvres, venant enrichir les économies commerçantes des pays riches. Le travailleur y est intégré, gagne sa croûte, nourri sa famille, mais au final, la voit très peu. 

 

Une vie de travail bien menée, peu de temps et d'énergie pour tout autre chose, voici le lot de la vie des humains intégrés par le travail, qui fatiguent, fatiguent et tiennent bon, jusqu'à ce qu'ils ne tiennent plus. 

Certains arrivent à s'engager dans la voie suivante de l'après travail, d'autres tombent au champs d'honneur, la fierté d'avoir œuvré pour un système qui leur aura fait passer leur temps à sons service. 

Vivement la retraite ! 

 

Les plus vaillants et résistants de ces candidats à la vie normée, s'en iront alors vers une retraite bien mérités, retraite de plus en plus lointaine pour la plupart, à mesure que les gouvernements voraces en biens d'autrui, réforment et réforment une source de dépense inutile pour eux. Une déconnexion certaine aux réalités, me direz vous peut-être, puisque quand il n'y a plus de carottes, les acceptations des coups de bâtons s'avèrent plus difficiles à soutenir, à accepter. 

 

Quand bien même, aujourd'hui, la carotte de la retraite existe toujours et les gens intégrés continuent de calculer et d'espérer les bons points pour une vie d'après travail décente...Les promesses n'engagent que ceux qui les croient, comme dirait l'autre. 

 

Bien contents de leur minimum vieillesse, les travailleurs intégrés voient passer leurs dernières années d'âge en mauvaise santé pour les plus nombreux, en santé déclinante pour tous, pour jouir enfin d'un temps, où les contraintes du travail sont bien vites remplacées par les contraintes médicales. 

On ira tous en gériatrie...

 

Les plus acharnés de ces heureux retraités, voient leur autonomie se transformer en dépendance et leurs enfants solidaires, respectueux envers leurs parents de les avoir aidé à grandir lorsque c'était eux qui étaient dépendants et vulnérables, préfèrent souvent payer des commerçants médicaux professionnels, pour accompagner la fin de vie de nos plus anciens. 

Loin des yeux, loin du cœur, mais se rappelant aux bons souvenirs familiaux par les liens des frais onéreux payés aux hospices, les intégrés vieux meurent doucement, jusqu'à ce que cela s'accélèrent, et les intégrés jeunes paient pour ne pas trop s'en soucier, déjà bien occupés par leur propre vie d'intégrés au travail. 

 

C'est ainsi, dans la plus grande dignité des rapports coûts/profits des sociétés commerciales de la fin de vie, que les petits vieux qui perdent le corps et la tête, se voient dignement nettoyés le cul par des infirmières et aides soignantes en sous-effectifs, dont la fatigue morale et physique prend vite le pas sur des considérations toutes morales sur le respect aux personnes. 

 

"Tu naîtra poussière et tu finiras poussière", se transforme ainsi très vite en " tu commenceras ta vie en te chiant dessus et tu la finiras en continuant cette même quête fécale". Dans les deux cas, il faudra te nettoyer et si les moyens font défaut, il faudra patienter dans les odeurs de merde. Quoi de plus propice à la méditation dans l'humilité, pour qui vit une telle situation. L'occasion de se remémorer les passages les plus glorieux de sa vie d'intégré, de son œuvre sociale au sein d'un tout bien huilé, de sa contribution à la tâche commune. Là au fond de son lit, sous quelques couches des effluves de son naturel pourrissement, l'esprit pas encore tout à fait éteint, le travailleur en fin de vie repensera à tout ceci. 

Ce bilan se fera parfois, souvent, loin de sa famille payant sa pension au prix très fort. Plus le prix sera fort, plus lointaine sera la sensation d'abandonner ses anciens à des auspices priorisant leurs marges financières aux vies humaines qui en sont les objets. 

Achetant durant toute sa vie son intégration, souvent plus proche d'une non-exclusion, l'homme intégré verra ainsi sa dépendance achetée par le capital, afin qu'il puisse, une dernière fois, faire profiter de sa fin de présence, l'œuvre commune au profit de ses bienfaiteurs bourgeois. 

La fin de vie sera ainsi le centre de tout un petit microcosme, vivant tels des charognards, de la décompositions de ceux qui s'en vont. Une ambiance des plus ravissante, pour qui virevolte en mouche à merde soignante. Tels des petits lutins utiles, ils déblaieront à coups de truelle, la merde de ceux qui mangent encore, histoire qu'on puisse encore voire leur tête qui dépasse, afin de leur faire un dernier coucou pour les autoriser à mourir. 

 

Mieux vivre son capitalisme par sa volonté d'intégration forcenée, sera ainsi le chemin des plus nombreux d'entre nous. Une vie de rien, pour des gens de rien, ainsi que les considèrent parfois leurs maîtres, sera le tout de la vie de ces gens qui savent bien suivre le consignes. 

Idiots utiles des puissants, ils réaliseront leur vie se déchargeant de toute remise en cause sociale. Ainsi, ils mèneront leur barque sans trop de heurts, mais chargé de tout ce que le pouvoir qu'ils suivent, parfois aveuglément, les aura convaincu de porter pour qu'ils continuent de flotter, de rester à la surface, de ne surtout pas couler. 

Chacun vit comme il peut et qui sommes nous pour juger du mode de vie choisi par la plupart. A différents degrés, de différentes manières, nous tentons de nous rendre la vie la plus heureuse et la plus confortable possible. Suivant ces précepte communs, chacun prendra son chemin et celui de l'intégration sociale, le plus emprunté, semble le plus évident à prendre. 

 

16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 11:04
Subir, Agir : élucubrations autour du Live in Confinement- partie 2 : "Voyage, voyage"

Échappatoire : 

 

Si vous n'êtes pas contents, si vous voulez partir, changer d'air, ne plus subir un système ou vous n'avez de cesse de faire la tronche...Si tout ceci ne vous convient pas, comme le système est bien fait, il vous a trouvé des échappatoires personnalisées, afin de palier aux mieux à vos difficultés existentielles.  

Lien vidéo vers la partie 2 du concert "live in confinement" illustré par cet article : 

https://www.youtube.com/watch?v=2vszhwXRh08&t=172s

 

Ô peuples regroupés en troupeau, vous vaquez à vos petites occupations quotidiennes, occupations individualisées, entre vous et vos semblables. Vos pensées, vos soucis, vos aspirations, vous concernent, vous , vos proches, vos conjoints, vos voisins, vos collègues, mais sont bien éloignées de ceux qui sont au delà de vos premières vues oculaires. Ces gens que vous voyez de loin, restent cependant visibles et peut-être du fait qu'ils n'aient pas les mêmes aspirations que vous, semblent se comporter de manière tout à fait étrange à votre regard. 

Sont-ils si différents, d'une autre espèce ? 

Ils sont tantôt scandaleux, tantôt mal polis, mais aussi parfois, tellement enviables, semblant avoir une vie plus facile, une vie à laquelle on peut être si prompt de rêver pour soi. 

 

+ Introduction : 

 

On vit et l'on s'envie. On se voit et on ne se comprend pas. Les gens, autrefois les mêmes, la même espèce du moins, sont aussi divisés entre leurs semblables humains, qu'ils sont victimes du tout aussi semblable immobilisme social. Ils sont victimes d'où ils sont et il est certains que dans un monde où la notion d'égalité est toute perfectible, certaines positions de victimes valent mieux que d'autres  

Ainsi, chaque strate se voit au loin, se jalousent plus ou moins discrètement dans leur entre soi et tous se tirent la gueule...La pyramide est stable, les dessus prennent le soleil, les dessous soutiennent leur poids, jusqu'à ce que les "premiers de cordée" grossissent, grossissent en se gavant, et en n'ayant de cesse que d'écraser, naturellement, en laissant faire la gravité...Mais tout ceci n'est pas si grave, à moins de s'aggraver, mais vu de loin, vue d'en haut, déconnecté des autres, on ne voit parfois pas les choses arriver, puisque le poid de la gravité se supporte essentiellement pour les gens du dessous.  

Un mur est solide, une pyramide aussi. La pierre ça pèse et vu d'une certaine distance, ne bouge pas aux vents tumultueux du temps qui passe. Et pourtant, le temps agit, l'érosion se fait et les petites gouttes de pluie des maintes existences caressant les rochers se font leur bonhomme de chemins dans les interstices déraisonnables laissées là par un manque de comblement des espaces vides. 

La masse de l'imposant obscurcit la vue de fondations qui décrépissent. 

Tous les grand empires ont toujours finit par disparaître avec le temps, et le temps qui passe rend toujours un peu plus probable l'arrivée de ce moment. En attendant, bien que semblant fixes, les choses sont en mouvement et ce mouvement se perpétue par les petites vies inconscientes, qui s'envient, s'idéalisent par delà des quotidiens idéalisés et font sombrer l'édifice petit à petit, sans même le savoir. 

- les rêves des autres 

 

Ne faites pas que rêver, ne restez pas enfermés dans une vie de rêve inassouvis !

Si ça ne va pas, que votre vie ne vous convient pas, à tel point que vous n'avez de cesse de vous projeter vers des vies virtuelles que vous ne vivrez jamais, ne restez pas dans cette souffrance, ne restez pas enfermé !...

Prenez donc l'air ! Prenez l'air en vous éloignant des odeurs rances qui moisissent sur vous, jusqu'à ce que vous ne fassiez plus qu'un avec elles. 

Changer d'air, c'est la liberté, changer d'air, c'est toutes les possibilités de recul, pour voir des décors trop vu de près, autrement de loin...C'est même peut-être voir d'autres décors, fouler des sols différents, changer de perspectives... 

 

Tout le problème de prendre ses petites papattes pour faire un tour, est encore qu'il faut que son cerveau leur en donne l'ordre. La prise de conscience de la nécessité du voyage, du changement d'air, de la prise de recul est donc en cela primordiale. Sans cette prise de conscience,  impossible de se mettre en train, afin d'usiter la fuite géographique salvatrice,  lorsque son environnement proche ne semble plus convenir à l'établissement d'une vie en toute harmonie psychologique, sociale, allant parfois jusqu'au médical et au psychopathologique. 

Pour savoir ou l'on va, encore faut-il savoir ou l'on est et surtout bien définir d'ou l'on ne bouge pas. Les illusions issues de certains conditionnements, sont une arme redoutable des bergers de la foire, pour faire penser aux moutons qu'ils voyagent, alors qu'ils restent statiques, qu'ils sont de nobles cerfs, alors qu'en réalité, ils sont des moutons. 

D'histoires en histoires, de conditionnements en conditionnements, de techniques manipulatoires en tortures psychologiques, les êtres vivants peuvent finir par croire qu'ils ne sont pas ce qu'ils sont, qu'ils n'habitent pas ou ils habitent et que leur vie les satisfait ainsi, alors qu'une fois leur œillères retirées, ils se verraient en dindons de la farce qu'ils sont. 

Voyez-vous, au pays de moutons, même les bergers, leurs chiens de berger, les ouvriers de l'abattoir, l'usine d'agro-alimentaire transformant tout ça, le consommateur qui bouffera de la barbaque, ou se vêtira de laine, tous, ont finis par trouver normal tout ce petit système ressemblant étrangement à des camps de la mort, puisqu’ils y sont né et qu'ils y mourront. 

Pour savoir ou l'on va, encore faut-il savoir ou l'on est...Et pour savoir ou l'on est enfermé, encore faut-il percevoir les frontières et les clôtures qui nous emprisonnent. Il est certain que dans le caractère aveugle inhérent aux définitions imposées de nos environnements, il faudra tâtonner dans un premier temps. A force, vous finirez bien par trouver, qui un bout de bois, qui un barbelé, qui une clôture électrique vous indiquant dans un inconfort certain, que ce n'est pas la que ceux qui vous ont mis un bandeau devant les yeux veulent que vous alliez. On peut ensuite se poser la question de pourquoi, dans quel but se poursuit cette volonté d'enfermement collective, des corps et des esprits ? 

Plus tard, peut-être une fois sorti de sa situation individuelle d'esclave endormi, conviendra t-il de se demander à qui profite le crime....Mais chaque chose en son temps,il ne s'agit de ne pas vouloir aller plus vite que votre musique interne. 

Chacun vit donc dans sa petite bulle confortable, entouré de ces méchants barbelés qui ne feront leur apparition à la conscience de tout un chacun, qu'une fois que ces chacuns auront gambadé par inadvertance, un peu trop loin de leur pré carré, de leur lopin de pouilleux conté comme une corne d'abondance terrestre. La peur, la peur, la peur de l'inconnu, la peur de perdre ce que l'on a, même quand ce que l'on a est si peu...La peur du fouet, la peur du gendarme, la peur chez les êtres qu'on a tant conditionné à être des faibles, de couards, des délateurs, des couillons...

En attendant, en attendant le mouvement, de tous, d'assez pour que cela se voit, ou même d'un seul qui aura su dans la fuite géographique, mieux vivre sa société capitaliste, qui ne changera pas juste parce que c'est lui qui bouge, en attendant, les choses restent bien ordonnées. 

Taylorisme social s'il en est, le société des enclos, de maisons, en villages, de villes en communautés, de zones préfectorales en nations, nous indique où l'on doit être et comment faire pour pérenniser cet état de fait. Les marges de manœuvre, très peu pour nous, elles ne nous semblent ici pas nécessaires pour vivre notre vie heureuse comme les préceptes martelés quotidiennement par médias, voisins et milieux professionnels nous l'indique. 

+ Fuite géographique : 

 

  - clôtures ?

 

Enclos et animaux d'élevages bien encadrés de frontières sociales, économiques, culturelles et géographiques...Encloisonnés dans des concepts de strates, de classes et d'état nation, tous regardent passer les avions d'en bas, ancrés dans la terre, ne passant jamais les barrières. 

 

Évadez-vous ! 

Oui, mais...

Parfois certains fuient, parfois pas très loin...Ils se fuient eux mêmes, mais ils se suivent et restent entre eux et eux. Un peu d'air frais, un changement d'air, une nouvelle vie...Aller où l'herbe est plus verte peut être salutaire...Mais lorsqu'on amène trop de bagages à redécorer son quotidien de telle manière qu'une impression de changement s’éloigne d'autant, le dépaysement n'obtient pas les résultats escomptés. 

 

Migration ?

 

Marcher pour marcher, bouger pour bouger, c'est certainement du sport. On se dépense, on se vide, on se défoule en partant à l'aventure. Bien sure, on espère, on espère le meilleur, on espère le mieux et puis...Et puis la réalité...la réalité du fait que vous restiez bien de le même espèce et que les gens avec qui vous vivrez au loin, le resteront également. Soyons humains alors, humains, donc cruels, donc peu enclin à accueillir à bras ouverts de nouveaux venus, potentiels pilleurs de ressources, voleurs de poules, plombiers polonais, terroristes en puissance. Bref, l'entre soi d'abord pour les autochtones, ainsi que pour les voyageurs qui se solidariseront entre eux en réaction à cet accueil automatisé des plus glacial. 

Venant du chaud, venant du froid, cherchant de l'or, fuyant la guerre, ou simplement venu en quête d'aventures vagabondes, les migrants migrent et cherchent, parfois désespérément, un point de chute abordable, ou ils voudraient ne pas retrouver les conditions de vie qui les ont fait partir de leur point de départ. Plus ou moins palpitant, plus ou moins dangereux, plus ou moins long et fatiguant, le récit de leur voyage participera à leur légende. Puis, viendra le temps de la terre promise, celle ou ils seront candidats à 'l'établissement de longue durée". 

Ici, entre les natifs et les nouveaux venus, les différences culturelles, sociales et bien évidemment économiques sont légion. De la différence naîtra la peur et de la peur naîtra la défiance...Alors viendront xénophobies et racismes de toute part, jusqu'à ce que chacun puisse s'habituer  à l'autre, que les uns ne prennent plus les autres pour des envahisseurs bouilleurs d'enfants et que les autres ne prennent plus les uns comme d'ignobles colonialistes se sentant supérieur à la race des nouveaux venus. Seul le temps arrangera cette affaire, pour que le nouveau devienne l'habituel, l'habituel l'ancien, jusqu'à ce qu'on oublie même que certains sont arrivés sur cette terre plus tard que certains autres. Assimilation ? Intégration ? Je ne pense pas...je pense juste que la haine doit bien avoir une date de péremption et qu'au bout d'un moment, elle fatigue, puis disparaît.  

Malheureusement, avant de disparaître, la haine fait son temps, un temps long et désagréable pour tous. Et le principe se perpétue à chaque nouveau venu....Sur une terre riche et fertile, souvent riche et fertile grâce au pillage des ressources d'autres terres rendus pauvres et stériles, il y aura toujours des candidats à la translation géographique du point pompé au point pompeur. Les gens sont des animaux, des mammifères dotés chacun d'un instinct de survie qui se révèle encore plus en cas de besoins primaires impérieux, comme manger, boire, survivre....Ils détectent donc les flaques d'eaux salvatrices et vont vers elles, tout naturellement. Pour savoir où aller, ils n'ont qu'à suivre le chemin des "pipe lines" ayant absorbé les flaques de chez eux... Tels des petits poissons, ils suivent alors le courant des richesses mondiales centralisées, espérant en obtenir quelques miettes, et sinon le goût,  au moins l'odeur, ou la vision...

 

Ces migrants, conscients de la tâche à accomplir pour pouvoir vivre plus dignement, dans de meilleures conditions matérielles ou psychologiques, sont bien conscients de la nécessité de leur mission. Les adultes font le voyage en toute conscience, c'est certain, peut-être rêvent-ils d'un eldorado impossible, peut-être cristallisent-ils sur un endroit présenté, ou imaginé comme ce qu'il ne sera jamais...Quoi qu'il en soit, quoi qu'il en coûte, ils décident de partir, bien que contraint, la plupart du temps, mais ils décident....

Tout ceci n'est pas forcément le cas de la "smala" qui les accompagnent et quand je parle de smala, je cible avant tout les gamins, qu'ils laissent rarement au pays, subir le même sort qu'eux même veulent fuir...Qu'on se le dise, par delà frontières et cultures, la plupart des parents veulent le mieux pour leurs enfants, même si souvent, ce qu'ils veulent n'est pas forcément ce qu'ils font...Comme le dirait Sting "Russians loves her children to..."

Immigré ?

 

Qu'en est-il du gamin, lui qui n'a rien demandé, qui se rend peut-être moins compte de l'urgence du voyage et qui voit sa vie, son microcosme, basculer du jour au lendemain. Lui subit. Il subit sa vie d'ici, puis sa vie de là bas. Il subit le voyage, il subit les manques, les manques de tout, mais il n'a guère le choix, alors il suit, malgré lui. Puis il arrive à destination et grandit. Il grandit marqué de ses origines, qu'il subit à la suite de ses parents, se construit avec cette sorte d'identité bâtarde, que nombreux lui renvoient à longueur de temps qui passe. Il grandit, sa tête se fait et il prend un chemin. Celui à la soumission volontaire à un système qui le rejette, ou encore celui de la surenchère identitaire locale, pour mieux se faire accepter, lui qui doit plus prouver que tous les autres nés ici. 

Autre chemin possible, celui de la rancœur, de la haine mâchouillée, de la construction d'un monde autour de cette aigreur. 

D'autres chemin possibles ? Celui de ne plus y penser, penser à sa condition ? passer outre ? Est-ce une façon de se mettre la tête dans le sable, de nier les réalités ? Est-ce une façon d'aller au delà de la construction imposée à ceux à qui la société n'a de cesse de rappeler les origines, les différences, les exclusions ? 

Pas de sciences exactes en la matière, pas de réponses absolues. Ces gens là prennent plusieurs chemins, selon les moments, les situations, les humeurs. Ils prennent l'un de ceux cités ici, ou d'autres et changent au gré des saisons.  

 

Au final, les gamins bringuebalés s'en foutent, ils suivent, ils se laissent bercer telle la coquille de noix sur la rivière, descendant le courant des vies qui flottent, se coulent et se brisent, pris dans les tumultes du courant, ou s'abritant derrière quelques roches de rivières...Fatalité de l'eau qui se fraie son chemin, tous finiront, d'une façon ou d'une autre, suivant les grandes routes des rivières et des fleuves, évaporés par le ciel d'été finissant d'aspirer le restant des flaques d'eau croupies, se filtrant dans la terre pour nourrir l'écosystème...Tous finiront par devenir quelque chose, dans la mer, la terre ou le ciel...Ils deviendront et leur vie finira pour en nourrir d'autres, ainsi va l'existence. Certains y chercheront un sens et en mourront et d'autres se laisseront aller au gré du vent. Cela ne changera rien au résultat, ou si peu, mais chacun fera ses choix et se rassurera sur l'immensité de ses ignorances comme il peut.   

 

Au sein des petits détails qui font toute une vie jalonnée de cruautés diverses, le migrant malgré lui trouvera racisme, violences de tout type et injustices ficelées au corps...Il trouvera aussi ses joies, ses affections et tout le bien possible lors d'une vie humaine. Il vivra sa vie toute spécifique et choisira ses chemins pour arriver au final, à laisser sa carcasse morte desécher. Le racisme, la xénophobie sont des notions aussi connes que la connerie universelle. EIles sont partout, touchent chacun et n'ont ni intérêt, ni réelle raison d'être pour ceux qui les vivent, elles n'ont d'intérêt que pour ceux qui les font subir aux autres. Ces notions sont saupoudrées à tous, pour que les gens soient occupé à se taper dessus, sans intérêt pour eux, sans intérêt autre que de contenter ceux qui veulent occuper les cerveaux des masses, en divisant pour mieux régner. 

 

Au sein d'une société capitaliste immiscée dans les quotidiens de chaque êtres qui l'habite, la fuite géographique peut paraître une solution logique pour ne pas se noyer dans son vomi, adoptant ainsi une sorte de technique de dissémination de ses sucs gastriques afin de les éparpiller assez pour ne pas boucher nos trous d'airs respiratoires. Ainsi, bien que suivis à la trace par nos déjections qui en inspireront d'autres à venir les compléter et en gonfler le flux, cette solution peut paraître la meilleure pour qui aime voyager. 

 

14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 10:46
Subir, Agir : élucubrations autour du Live in Confinement- partie 1 : Un joyeux constat.
 
Subir, Agir :
 
Introduction : 
 
Nous subissons, vous agissez ! 
 
Les sujets ne sont pas les mêmes, les sujets c'est vous, ou  nous, mais pas eux. 
Comme on dit, dans la vie, il y a les"subissants"et les "subissés" et vous, vous êtes les "subissant" du supplice de la domination inconsciente, les"subissés" soumis aux ordres du capital. C'est tout pour vos gueules, vous avez de la chance, non ?
 
Pas certain non plus, qu'une grande majorité des mieux placés que vous soient très conscient du fait de leur activité au service des rouages d'une oppression qu'ils font subir aux autres. 
Tout est si habituel, tout est tellement entendu, fondu dans le décor, on pourrait rajouter un arbre, deux, une forêt, un éléphant qui passe devant tout ça et qui écrase un enfant qui traverse devant vous, que personne n'y verrait la différence. 
Au pays des aveugles, les éléphants ont quand même beaucoup plus le droit d'écraser la gueule de sales gosses "qui font même pas gaffe ou ils vont", bien qu'il soit également vrai que les forêts ne puissent pas forcément pousser n'importe ou, puisqu'il faut aménager des passages commodes pour que les aveugles puissent aller facilement à l'usine. Ceci dit, question d'écologie bien-sure, pour que les bourgeois puissent à nouveau respirer le grand air et revoir des écureuils, il se pourrait qu'ils prévoient bientôt des logement directement dans les usines, histoire de pouvoir mettre des forêts à la place des vies qu'il ont détruites, ça sera bien plus jolie.
 
A condition de pouvoir se référer à un constat de départ, qui pour se faire devra être soumis à la redéfinition préalable de nos conditions réelles, il faut bien avouer qu'on à l'air de gros cons. Ils agissent, nous subissons...Je subis en râlant et vous subissez en toute tranquillité. (le fait d'aller voter est un bon marqueur de tranquillité dans le "subissement"). 
Quel est le but de ma démarche ?... Que vous râliez avec moi, sans aucune finalité de plus ? 
Certainement pas, je ne tiens pas plus que ça à tenter de vous convaincre de choses évidentes que vous avez devant les yeux...Comme je le dis souvent (j'aime citer, même si cinq m'auraient moins fit pisser), je ne suis pas éducateur pour adulte. Vous avez des yeux, travaillez votre regard, personne ne le fera à votre place. 
La prise de conscience serait donc une sorte de gymnastique oculaire...Tout dépendant, évidemment, de l'état de délabrement de votre machine. Il y en a beaucoup, certainement trop, qui seraient incapables de revenir du pays de leurs conditionnements. Ceux là ne peuvent qu'aller tout droit, agrandissant briques par briques le mur des frontières imaginaires que le pouvoir bourgeois construit autour de nos esprits. Ils auront tout juste la force de défendre les égos qu'on a construit pour eux de toute pièce, afin qu'ils soient les personnifications parfaites des petits perroquets du système, des photocopieuses à télé, des imprimantes du "Mainstream". 
 
S'il faut agir, pour contrecarrer le subit, travaillons donc nos prises de conscience, s'il le faut, mais ne soyons pas des brutes avec nous mêmes, le concept de purgatoire ne vient pas de chez moi, je préfère leur laisser autant que possible. 
 
 
 
Chapitre 1 : amusement et distraction : 
 
  - Amusons nous, amusons nous, mais puisque c'est moi qui en parle, amusez-moi !   
 
Au pays des consommateurs de loisirs, le surchargé d'amusements est roi. . 
Et qu'est-ce qu'on s'amuse ici, ne trouvez-vous pas ? 
On s’amuse, on se distraie, on tue le  temps, c'est bien l'expression non ? On tue le temps.  Tout temps, en s'amusant.
On ira même jusqu'à dire qu'on trompe l'ennuie, petit malin que nous sommes.
L'ennuie est là et on se fout de lui, on le manipule si bien, que pensant qu'il est sur nous, il continue de croire qu'il existe, alors que dans notre belle réalité, il n'est plus, puisqu'on ne le voit pas. 
Et moi et nous dans tout ça ? Je vis parmi vous, vous vivez parmi moi, ensemble dans le même bateau, parqués dans le même wagon, à proximité plus ou moins lointaine les uns des autres. Il y en a qu'on entend, d'autres qu'on voit, certains qu'on sent, qu'on respire et les plus proches dont on vient goûter jusqu'à la moiteur de la transpiration. Ça pue ? Question de point de vue ! 
Je vous subis, vous me subissez, mais comme vous êtes plus nombreux que moi dans ma perception des choses, j'ai bien l'impression que c'est moi qui vous subit le plus.  Et puis, c'est vous les plus nombreux, alors vous avez sans aucun doute raison, régis que nous sommes par les dogmes moraux de la démocratie publique. 
Vous, vous ne me soupçonné même pas, à part les quelques exceptions "proxi-miteuses" des bas fonds de mes côtés. 
Que faire alors, pour le petit être peuplant votre monde que je suis ? Vivre ? Respirer ? Manger, boire ? Chier, évidemment...Mais quoi d'autre avec tout ce temps passé ici. 
Ce temps doit passer et pour qu'il passe, il est nécessaire de l'aider, afin de le rendre soluble dans nos plus essentielles notions du supportable. 
On se distrait alors, avec ce qui nous vient, avec ce qui arrive et dans tout ceci, vous prenez une majorité de la bande passante. Faute de mieux, faute de plus d'espace et de plus d'air disponible, vous devenez ainsi mes muses, mes inspirations, mes sujets d'attention, ma vie au delà de moi même. Si le ciel est bleu et que je l'eu préféré gris, je déplorerai que le ciel est bleu. 
De la sorte, vous êtes mon ciel bleu, inamovible, inéluctable, détestation éternelle à mesure que se maintiendra ma vie parmi vous. 
 
Ainsi, ma chambre est tapissée de vos posters, des imprimés de la moquette, aux papiers glacés collés à la hâte sur tout le plafond de verre me surplombant. Je vous observe, je vous scrute, je vous admire, je vous envie, en même temps que je nous observe, je nous admire, je nous envie. Ici, le vous et le nous forment un tout que je vis, forme ma vie vécue à demi par procuration. Vous êtes mes frères siamois, nous somme collés l'un à l’autre par la tête, par le cœur, par l'erreur et la vérité de nos proximités en tant qu'animaux sociaux que rien ne sépare vraiment, même pas l'ensemble des artifices du monde social, économique et culturel qu'on nous injecte quotidiennement en tant que folklore de la comédie humaine à l'oeuvre. 
 
Dans tout ceci, je suis au spectacle, mesdames et messieurs. 
Je suis au spectacle et j'applaudis de toutes mes clochettes au bout de ma queue. Je reste et je regarde, c'est bien que vous êtes bon !
Hélas, aussi bons que vous puissiez être, je le concède, je suis mauvais public. Quand je vous vois, j'agite ma queue terminée de mes clochettes et parfois, en tendant bien l'oreille, en se déconcentrant quelque peu de son rôle au spectacle, il peut arriver qu'on m'entende....Vous savez, comme ce mec qui fait ooooh, à Roland Garros et agace le joueur en train de servir. J'ai bien conscience que ça ne plait à personne d'entendre ce gros beauf du public qui commente les actions des acteurs et dérange tout le déroulé de la pièce. Et pourtant, il s'amuse lui et je m'amuse donc moi aussi, au moins jusqu'à temps que la coercition collective m'enjoigne strictement de déguerpir...Mais dans ce laps de temps ou je suis encore là, je me distrais, non pas avec vous, mais de vous. J'avoue bien ici ne pas vraiment aimer ce spectacle que vous présentez, et que malgré moi, je présente avec vous, faisant partie du petit théâtre de nos vies.  Je me suis ainsi réfugié dans mon interprétation de celui-ci, me permettant de me le rendre supportable. Je n'ai pas payé ma place au sens ou on l'entendrai habituellement. J'ai payé ma place par mon obligation d'être là et dans mon obligeance, j'ai un jour décidé d'être vraiment là et non en calque sur une image de publique automatique, applaudissant à la demande comme il convient. Au final, ça jure, mes clochettes jurent, un jurons sonore et malgré sa toute petite portée, trop audible pour être honnête. 
Du bruit vient le danger de la suspicion et de la suspicion le danger du questionnement. Du questionnement vient le danger des tentatives de réponses et des réponses peuvent naître des ouvertures indisponibles aux gens ne se posant pas les questions. La remise en cause amène toujours aux conséquences de la remise en cause et dans une remise, quelle soit en cause, ou en merde séchée, il y a beaucoup de place pour plein d'outils entre deux bottes de paille. 
Dans une société bien ordonnée, partout se cachent des chevaliers anti-questions, chargés de tarir le bruit dans l’œuf et rendre silencieux les potentiels trompettes anales en pleine scène d'émotions muettes. Il vaut mieux voir ou il convient de regarder et se divertir là ou le bien commun nous amène à le faire. Troubler ceci, même à un tout petit niveau sonore est troubler l'ordre public, semer le désordre collectif et faire pousser les arbres de la déraison. 
Pourtant, je me distrais quand même, peut-être suis-je dans l'attente de me faire jeter d'une pièce vue et revue, peut-être que mes clochettes hurlent-elle de me jeter loin de ce dont je m'avère incapable de m'éloigner seul, tel un insecte de nuit attiré vers la lumière, ou une mouche à merde vers une merde. 
Je suis une mouche à merde, Bzzz, Bzzzz, je suis une mouche à merde et j'aime vos bouses. Je me roule dedans, je m'en rempli la bouche, oui j'aime vos bouses, je me noie dedans, je voudrais y crever, pour m'y fondre, m'y confondre, jusqu'à ce que vos bouses et moi nous disparaissions, fondus à notre tour dans le sol pour nourrir la terre, les arbres et les petits oiseaux, poil au dos ! 
 
Et oui, tout est occasion de distraction finalement, je m'excuses donc d'avance de la gêne occasionnée...Merci à vous scélérats inconscients, de me distraire de vos petites marches quotidiennes, de votre petite vie nez dans le guidon, de vos insouciances au profit des soucis d'autres loin de vous.  
 
C'est bien beau de s'amuser, de se distraire, de vous, de nous, de tout...Mais cette distraction n’est pas très saine, naissant d'une situation semblant quelque peu subit, issue de faux semblant qui nous amènent à vouloir nous évader d'une condition nous contrariant, en prenant un bon bol d'air frais à l'intérieur d'un cul plein de merde.  L'atmosphère ici, semble trop sombre et nausée abonde pour donner envie d'y rester. Comme dirait ce grand philosophe qu’est Johnny "qu'on me donne l'envie, l'envie d'avoir envie, qu'on rallume ma vie..."
 
Pour se sortir de ça, il parait nécessaire de commencer par comprendre ou l'on est, voir ce qu'il y a autour de nous, l'analyser et ce n'est seulement qu'ensuite, que l'on pourra éventuellement, trouver certaines échappatoires toutes personnelles, pour mieux vivre son capitalisme obligatoire, voir de le fuir, lorsque c'est possible. 

 

 
Chapitre 2 : Un joyeux constat : 
 
 
 
- Le fascisme à Benêt :
 
 
Nous vivons bien dans un monde dont tous le monde profite. profitez-profitez  !
Que de confort, que de joie à vivre chaque jour dans notre petit monde social.
 
L'important, c'est le rangement ! Votre rangement est essentiel, ne faut-il pas savoir se placer ici bas ? Et quand on est bien rangé, il faut savoir en profiter, profiter de tout cet ordre, de sa connaissance parfaite de ce qui se trouve de tout côté de votre petite lucarne ! 
Profitez donc de ce confort de ne plus chercher votre place, ça y est, vous y êtes, vous êtes protégés. Protégés de tout, protégés de vous, limitant vos angoisses conscientes, vos angoisses inconscientes vous permettent de rester ranger...Du bon stress en quelques sortes...
Dans vos extases statiques quotidiennes, il y a du contentement, dont vous avez su vous contenter.  Cela rend tout un ensemble de gens autour de vous, autour de nous, heureux et c'est formidable ! 
Heureux d'être là, les ignorants sont bénis, la matrice les possède et ils se délectent des quelques steaks saignants qu'elle leur laisse. Cette vie à un coût, dont les imbéciles heureux du nos microcosmes quotidiens n'ont pas conscience de payer et de faire payer aux autres, surtout à ceux qui sont loin , surtout à ceux qu'ils ne voient pas payer en coups directement plus cruels, que les coups payés par les petits occidentaux ordinaires. Non, non, non, mesdames et messieurs, autour du benêt qui aime son fascisme protecteur, il n'y a que bonbons et zones pavillonnaires, il n'y a que napperons et cadeaux à chaque Noël. 
 
La maison, le conjoint et le chien, ou l'enfant, ou les deux, et toujours le congélateur...Le petit jardin, le pré carré, là ou l'on rentre pour dormir, lorsque la journée on travaille. Tout est là et nous sert à ce qu'on pense qu'on a tout le nécessaire, au cas ou on en aurait besoin, même si c'est jamais, même si c'est toujours. La vie du consommateur est là, la vie de l'intégré est ici, on l'aime sans savoir pourquoi, mais on l'aime et quand on ne l'a pas, on y aspire. 
C'est quelque chose quand même, les modèles ! 
La petite société bourgeoise, voilà ce qu''elle est, un modèle de ceux qui ont réussi à mériter leur vie mortelle. Ils l'ont mérité, puisqu'ils on su ne rien faire de particulier, pour rester à leur place. Dans la vie sociale, chacun se doit de rester à sa place pour mériter sa vie. Le fils devint le père, la fille devient la mère et si le fils devient aussi la mère, ça ne sera pas pour que ça se voit sur la carrosserie. Ceci sera plutôt caché dans le moteur, derrière les murs de la vie familiale ou les habitudes de reproduction psychiatriques se perpétueront.  Tout ça pour dire que le voisin très lointain des quartiers pauvres, aura peu de chance de se transformer en voisin plus proche des péri-urbanités pavillonnaires...Et ses enfants n'auront pas tellement plus de chance de se voir attribuer ce "pass" vers cette translation socio-géographique. 
La petite bourgeoisie de zone pavillonnaire, puisque modèle, sera le fer de lance du pouvoir bourgeois pour qu'il se perpétue pour des siècles et des siècles, amen. 
Les petits soldats de jardin seront les portes voix locaux des aspirations au conservatisme social, que cette population pense avoir tout intérêt de défendre. Ils seront contents, ils seront gentils à première vue, ils auront parfois même l'air d'être ouvert sur le monde, puisqu'ils voyagent, prennent l'avion et vont au ski. Ils en ont vu, des mers et des montagnes et des montagnes de buffets dans des montagnes d’hôtels internationaux...Il ne faut pas la leur faire, on la leur fait pas, ni à l'envers, ni à l'endroit, ni par derrière, ni par tout droit ! 
Le monde, leur monde, ils le connaissent et lorsqu'ils ne savent pas tout, ils regardent les infos et lisent le journal, qui s'appelle "Le Monde" d'ailleurs, c'est bien la preuve ! 
Les plus pointus seront la libération, l'observateur, l'express, le figaro madame....Bref, des gens bien renseignés, s'il en est...
Les benêts, socle du fascisme qu'ils font subir aux autres, rouages d'un système injuste ou les plus nombreux portent les plus égoïstes, vivront leur vie confortable le cul assis sur la gueule de ceux qui mangeront leur merde chaque jour. Ils le feront en faisant tout pour ne pas le savoir, dans un confort et une décomplexions que seule une société les érigeant pour modèle peu leur attribuer. 
- Esclave au quotidien :
 
 
 
Voici le monde occidental vu du bon côté des barrières sociales de ceux qui ont les fesses au chaud. Quant'à ceux qui soufflent l'air chaud à l'intérieur des fesses des bourgeois pour qu'ils puissent bouffer du piment sans en récolter les conséquences hémorroïdaires, ils répondent toujours présent, mais tirent un peu plus la tronche...
A croire qu'il n'aiment pas souffler dans l'anus bourgeois, pour gonfler de son air l’ego de ce voisin encombrant quelque peu sa respiration...
Cet ordonnancement du monde est magnifique, mais pourtant, ce petit monde social n'est pas forcément facile pour tous, pour la plupart même...mais vous savez ce que c'est une zone de confort. On s'y accroche, on s'y accroche et moins elle est confortable, plus on a peur de la perdre et de se retrouver dans un inconfort angoissant, puisqu’inconnu, puisqu’inhabituel. Alors on s’empoisonne à petit feu dans un quotidien morne et toxique et rares sont ceux qui ont l'idée de s'en évader.
 
Une journée, encore une journée, qui finira bien de finir, pour aller dormir et laisser place à la journée du lendemain, qui sera la même, toujours terne et se se finira à son tour...Une pause, le week-end, pour s'en remettre, parfois voir ses 1.8 enfants par femme (le plus souvent on en a qu'une, si deux, j'imagine qu'on arrive à 3.6, si trois...Vous ferez le calcul...), mais surtout, pour tenter de se remettre de sa vie hebdomadaire trépidante...Et puis les vacances, et puis la retraite et puis la mort peut-être, au final, mais avant, la vie que l'on imagine même pas finir tellement on a la tête dans le guidon de sa condition de tâcheron.   
 
Les petites habitudes deviennent rapidement les petites angoisses quotidiennes, lorsqu'on se trouve dans une situation sociale qui ne nous amène pas à avoir de la marge financière pour subsister, le temps de se retourner, en cas de coup dure. On est alors toujours sur la brèche, on vivote, plus qu'on vit, mais on s'arrange pour vivoter plus vite que la vitesse à laquelle le wagon peut nous passer devant la gueule, sans qu'on ai eu le temps de monter dans le train, de le suivre, d'y persister, d'y perdurer, comme un petit cafard non-désiré, mais bien utile quand même au cas ou il puisse bien avoir la dextérité de bien vouloir s'accrocher à ceux qui se foutent bien du fait qu'il soit là ou pas...Après, des cafards, il y en a plein, un de plus, un de moins, il en restera bien assez pour venir tapisser nos besoins sociétaux en chair à canon travailleuse. 
En attendant, la fourmis travailleuse c'est toi. En attendant mieux, peut-être trop passivement pour que ça arrive, tu es bien content de t'estimer faire parti du compte. On compte sur toi, le monde compte sur toi, parce que tu a pu t'imposer en tant que meilleur esclave que d'autres au sein du système économique qui t'exploite. Cela arrange d'ailleurs bien ce dernier, que tu y crois. 
Effectivement, il vaut parfois mieux croire que de s'imposer une vérité un peu trop dérangeante pour l’ego de l'esclave, qui dans le film de sa vie, s'imagine avec un tout autre rôle. Parfois, ce rôle le submerge, parce qu'il est dure, qu'il ne lui apporte que peu de réconfort et qu'au final, à part les histoire que le travailleur se raconte sur sa vie et le cinéma qu'il s'en fait, son humiliation quotidienne et véritable déborde par dessus ses voiles d'illusion. 
Monsieur le salarié esclave trimant au quotidien pour que peu de considération sociale et économique, peut donc finir par en avoir marre, tout dépend...
Tout dépend de son courage, de son acharnement et surtout de sa capacité à être assez con pour croire que les conditions dans lesquelles il vit soient les meilleures qu'il puisse espérer pour le moment, et que s'il continue à se soumettre, peut-être qu'un jour ses maîtres inconscients le récompenseront d'un bout de pain supplémentaire. Un jour, un jour et quelques jours plus tard ses capacités physiques, ou mentale, ou les deux ne lui permettront plus de se poser la question. Un jour, on aura finit de le sucer, il aura finit de vivre pour d'autres qui le méprise, un jour il nous aura quitté et franchement, ce n'est peut-être pas plus mal pour lui. 
 
- Esclave au quotidien :
 
 
 
Voici le monde occidental vu du bon côté des barrières sociales de ceux qui ont les fesses au chaud. Quant'à ceux qui soufflent l'air chaud à l'intérieur des fesses des bourgeois pour qu'ils puissent bouffer du piment sans en récolter les conséquences hémorroïdaires, ils répondent toujours présent, mais tirent un peu plus la tronche...
A croire qu'il n'aiment pas souffler dans l'anus bourgeois, pour gonfler de son air l’ego de ce voisin encombrant quelque peu sa respiration...
Cet ordonnancement du monde est magnifique, mais pourtant, ce petit monde social n'est pas forcément facile pour tous, pour la plupart même...mais vous savez ce que c'est une zone de confort. On s'y accroche, on s'y accroche et moins elle est confortable, plus on a peur de la perdre et de se retrouver dans un inconfort angoissant, puisqu’inconnu, puisqu’inhabituel. Alors on s’empoisonne à petit feu dans un quotidien morne et toxique et rares sont ceux qui ont l'idée de s'en évader.
 
Une journée, encore une journée, qui finira bien de finir, pour aller dormir et laisser place à la journée du lendemain, qui sera la même, toujours terne et se se finira à son tour...Une pause, le week-end, pour s'en remettre, parfois voir ses 1.8 enfants par femme (le plus souvent on en a qu'une, si deux, j'imagine qu'on arrive à 3.6, si trois...Vous ferez le calcul...), mais surtout, pour tenter de se remettre de sa vie hebdomadaire trépidante...Et puis les vacances, et puis la retraite et puis la mort peut-être, au final, mais avant, la vie que l'on imagine même pas finir tellement on a la tête dans le guidon de sa condition de tâcheron.   
 
Les petites habitudes deviennent rapidement les petites angoisses quotidiennes, lorsqu'on se trouve dans une situation sociale qui ne nous amène pas à avoir de la marge financière pour subsister, le temps de se retourner, en cas de coup dure. On est alors toujours sur la brèche, on vivote, plus qu'on vit, mais on s'arrange pour vivoter plus vite que la vitesse à laquelle le wagon peut nous passer devant la gueule, sans qu'on ai eu le temps de monter dans le train, de le suivre, d'y persister, d'y perdurer, comme un petit cafard non-désiré, mais bien utile quand même au cas ou il puisse bien avoir la dextérité de bien vouloir s'accrocher à ceux qui se foutent bien du fait qu'il soit là ou pas...Après, des cafards, il y en a plein, un de plus, un de moins, il en restera bien assez pour venir tapisser nos besoins sociétaux en chair à canon travailleuse. 
En attendant, la fourmis travailleuse c'est toi. En attendant mieux, peut-être trop passivement pour que ça arrive, tu es bien content de t'estimer faire parti du compte. On compte sur toi, le monde compte sur toi, parce que tu a pu t'imposer en tant que meilleur esclave que d'autres au sein du système économique qui t'exploite. Cela arrange d'ailleurs bien ce dernier, que tu y crois. 
Effectivement, il vaut parfois mieux croire que de s'imposer une vérité un peu trop dérangeante pour l’ego de l'esclave, qui dans le film de sa vie, s'imagine avec un tout autre rôle. Parfois, ce rôle le submerge, parce qu'il est dure, qu'il ne lui apporte que peu de réconfort et qu'au final, à part les histoire que le travailleur se raconte sur sa vie et le cinéma qu'il s'en fait, son humiliation quotidienne et véritable déborde par dessus ses voiles d'illusion. 
Monsieur le salarié esclave trimant au quotidien pour que peu de considération sociale et économique, peut donc finir par en avoir marre, tout dépend...
Tout dépend de son courage, de son acharnement et surtout de sa capacité à être assez con pour croire que les conditions dans lesquelles il vit soient les meilleures qu'il puisse espérer pour le moment, et que s'il continue à se soumettre, peut-être qu'un jour ses maîtres inconscients le récompenseront d'un bout de pain supplémentaire. Un jour, un jour et quelques jours plus tard ses capacités physiques, ou mentale, ou les deux ne lui permettront plus de se poser la question. Un jour, on aura finit de le sucer, il aura finit de vivre pour d'autres qui le méprise, un jour il nous aura quitté et franchement, ce n'est peut-être pas plus mal pour lui. 
 
 
- Comme au Moyen-âge : 
 
 
 
Dire que jusqu'ici, On ne parle que dans le cadre d'un espace se situant dans le temps d'une vie d'homme... Ces quotidiens asservissants, ces principes de dominations, sont loin de dater d'hier... L'esclavage serait-il le plus vieux principe du monde ? Je veux dire, devant le meurtre et la propriété ?..Cependant, on sent quand même une certaine constante négative autour de tous ces principes de vie... 
Et si c'est si vieux, si on se comporte entre nous comme des connards depuis si longtemps, de quoi cela peut-il bien venir ? 
De notre nature humaine que nos amis religieux disent testée durant toute notre vie par un dieu surnaturel dont le courroux potentiel nous aiderai à rester dans le droit chemin et à ne réserver nos cruautés que dans son intérêt exclusif ? 
Cela vient-il, au contraire de nos constructions sociales et des premiers connards ayant découvert que par la peur et la manipulation, il est possible de guider tout un tas de cons à faire ce qu'on veut, soit en leur faisant croire que c''est dans leur intérêt, soit en les faisant craindre un danger, à une peur, soit en leur faisant croire à l'inéluctabilité d'une domination une fois que celle-ci sera assez vieille pour que les dominés ne se rappelle même plus qu'autre chose eu pu exister ? 
 
Puisque finalement, bien souvent, le temps n'a pas d'importance, ou peut-être pas assez, les conditionnement sociaux ont la vie dure. Les leçons du passé, le tirer leçon de ses erreurs, très peu pour nous..Il suffit de changer le décor, il suffit de changer le folklore et on repart avec nos bons vieux principes de domination sociale, comme avant, comme tout le temps...Comme toujours ? Certains disent que l'infinis ne se mesure jamais aussi bien qu'à l’échelle de la bêtise humaine...Je n'ose y croire !    
Avec les saisons qui nos survolent, les années qui nous submergent, les siècles et les siècles de passage humains sur la croûte terrestre, certaines de nos caractéristiques perdurent...Les marginaux restent les marginaux, le pouvoir reste le pouvoir, les trous du cul suceurs d'autres trous du cul deviennent culture commune, tradition orales et autres habitudes à la vie dure. 
 
- Les moutons électeurs : 
 
 
 
Après les prémices de nos vies sociales humaines et avant aujourd'hui, il y eu le féodalisme, l'absolutisme, la terreur de la dictature...
Heureusement, le désenchantement du monde, nous a amené vers d'autres enchantement.
La rivière enchantée et les rois élus de dieu, se sont transformés en un peuple qui gouverne à travers ses représentants. La messe, n'est plus la messe, le couronnement, n'est plus le couronnement, aujourd'hui les électeurs élisent leur nouveaux rois par le prisme d'une sorte de transhumance globale ayant lieue tous les 5 ans.  
 
Ils votent les gens, ils votent et c'est comme cela qu'ils gouvernent. Ils votent pour une liste préétablie par le pouvoir de quelques-uns, pour décider de qui seront les têtes de gondoles qui décideront de représenter le pouvoir sur eux, le pouvoir d'orientation collective des nations, le pouvoir d'édicter, de décider et de contraindre les masses à la messe. 
Ils votent les gens et comme on leur a bien dit que leurs semblables se sont battus pour le droit de désigner des bourgeois dont ils ne connaissent que le matraquage médiatique, c'est un peu comme si l'électeur s'était lui même battu pour ça. C'est bien connu, on a fait la révolution, la guerre, pour avoir la liberté et le droit de pouvoir désigner nos maîtres à échéances régulières. 
 
Alors oui, on peut s'amuser de tout ceci, en usant des quelques libertés qu'il nous reste pour le faire. On vous regarde, on vous admire et puisqu'on ne peut tout seul infléchir le flux de milliers d'années d'asservissements, de conditionnements et d'abreuvements des masses aux sources de leur oppressions sociales, économiques, culturelles et psychologiques, l'une des rares choses restante est la constatation amusée. 
C'est tout à fait cynique  !
Les quotidiens plus ou moins privilégiés, les poids des vies sociales qui pèsent les unes sur les autres selon sa situation dans les ordonnancements hiérarchiques, le temps qui fait son affaire à consolider les mortiers de conditionnements à tout ces principes de fonctionnement, ne font qu'expliquer nos folklores actuels à se contenter de nos vies au service de nos maîtres. 
 
Ce joyeux constat est joyeux, puisque j'ai décidé qu'il le soit. Mon seul contentement est de nous voir avoir l'air con dans nos certitudes, dans nos illusions de contrôler nos vies, lorsque ce sont d'autres qui la contrôlent pour nous. 
 
(Suite des élucubrations autour du concert "live in Confinement" sur la partie 2 : "Voyage, Voyage...")
Pour retrouver les vidéos du live et plein d'autres chansons pourries, rendez-vous sur https://www.youtube.com/channel/UCLfD-KbrZYG2AKSBDRXpXmQ?view_as=subscriber
22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 16:49
Spécial artiste à la con : en conclusion...

« Spécial artiste à la con » est donc une tentative de développement structuré par thèmes abordés, d’un ensemble d’articles publiés sur le Gustavson’s Blog.

 

Partant du constat tout personnel et subjectif fait sur l’art, la culture et le petit microcosme qui englobe ces notions, j’en suis arrivé à me questionner sur ma propre condition de pseudo artiste au sein, aux côtés et à côté de ce petit monde. Ainsi, je développe dans cet ouvrage les principes de l’engagement de la culture, ouvrant sur le fonctionnement de cet engagement au sein de la « culture officielle », à travers les normes imposées par les élites culturelles aux affaires. La suite n'est qu’une tentative de présentation très subjective de ces élites, amènant le récit à s’intéresser à l’économie qui génère et est généré par cet art appelé « l’art » et cette culture appelé « la culture ».

 

Dans un second volet, je me suis alors recentré sur mes productions en tant qu’artiste à la con, pour en faire ressortir ce qu’elles ont de plus notables, tant dans la démarche dont elles sont issues, que dans certaines réactions qu’elles ont pu provoquer. Démarrant par une brève présentation d’une tentative avortée au sein de l’art pictural, je me suis ensuite concentré sur la substance générée par mes « œuvres musicales ». Dans un premier temps, il est fait état de l’homophobie dans le reggae et suite à l’adoption du mariage pour tous, puis des réactions suscitant le personnage d’Olga concernant l’identité transgenre et l’image de la femme. Dans un second temps, un constat général sur le monde et son fonctionnement est présenté à travers les chansons publiées sur « gustavsongs », la chaîne Youtube. Ce constat s’ouvre sur une analyse des institutions, de la caste qui les dirigent et de la classe laborieuse qui lui permet de fonctionner. Comme tout ne fonctionne pas forcément comme il est souhaité, ce développement finira par traiter de la déchéance de l’homme intégré à ce système jusqu’à la fin de vie vers laquelle nous nous dirigeront tous, dans de plus ou moins bonnes conditions.

 

En substance, ce genre d'essai patchwork mesure à quel point l'art e-t la culture sont au centre d'une propagande destinée à faire perdurer un système au pouvoir. En partant de ce postulat, il me fut possible de présenter dans les grandes largeur mes pseudos œuvres personnelles et leurs histoires à travers leurs confrontation au monde qui s'oppose souvent à elles. A travers divers thèmes traités, les articles que j'ai pu rédifer et les chanson que j'ai pu enregistrer, n'ont finalement de cesse de dénoncer un pouvoir qui semble t-il ne me convient guère. Par l'observation de l'artistico-culturel qui nous entoure, jusqu'à ma réponse pré-digérée à celui-ci, par mes tentaives souvent vaines de le transformer en quelque chose de plus personnel, par les polémiques conséquentes à ce travail, mes conclusion sont formelles, nous sommes de gros veaux contionnés et ce conditionnement est la base du pouvoir que nous subissons. A travers une analyse écrite et chantée de ce pouvoir par delà époques, lieux et conséquences sur nous mêmes et notre environnement, j'ai pu mettre en exergue l'évolution de l'homme civilisationnel de son intégration à sa désintégration, jusqu'à sa déchéance au sein de ce système.

 

En voyant tout ceci, il me semble aisé de conclure que cette soumission de l'homme à un régime qui, non-content de ne pas lui convenir et de ne pas être intéressant pour son developpement personnel et collectif, n'est en rien obligatoire, inéluctable, comme semble lui indiquer constamment la caste sociale dirigeante que cet état de fait arrange bien.

 

(Vous pourrez retrouver l'ensemble de l'ouvrage "spécial artiste à la con", à la rubrique "spécial artiste à la con, le chapitre, sur le Gustavson's blog)

 

 

 

18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 16:55
Votre conditionnement est la base du pouvoir

Si vous n’étiez que des veaux qui vous contentiez d’être pris en tant que tel sans vous en rendre compte... Si votre état de veau n’avait pas d’autres conséquences que sur vos propres existences , si cela n'en avait aucunement sur nombre de milions d'autres, que vous ne rencontrerez jamais et qui subissent sans n’y être pour rien, vos attitudes passivement zélées. Si vous n’étiez juste que des couillions qui se font prendre pour des poires, des dindons de la farce démocratique des pays occidentaux, contents de penser qu’ils choisissent leur vie, alors qu’ils sont conditionnés à tout. Si vous n’étiez que ça, vous ne me dérangeriez pas.

 

Mais ce pouvoir mondial, basé sur des citoyens zombies comme vous, à une portée sur le monde entier et quelques milliards de ses habitants connaissant des situations bien plus miséreuses. Ceux là n’ont pas la fausse conscience de choisir leur vie, ils connaissent la réalité cruelle des famines et des guerres, de l’esclavage et des terreurs pesant sur eux quotidiennement. Cette vie peu enviable, se fait au profit des citoyens consommateurs qui n’ont que peu d’intérêts pour la situation de ceux qui extraient dans les mines, les matières premières nécessaires à leur mode de vie d’opulence constante. Ils n’ont que peu d’intérêts pour ceux qui cultivent pour une misère, les produits agricoles qu’ils consommeront à bas coûts. Ils n’ont que peu d’intérêts pour l’absence de droits sociaux et du travail des petites mains qui leur fabrique vêtements et autres produits manufacturés.

 

Alors oui, les citoyens zombies ont été conditionnés à n’en avoir que faire de tout ce qui n’est pas eux, ce qui a tendance à faire d’un certain nombre d’entre eux, de sombres connards.

 

Mais comprenons-les :

 

Ils ne choisissent rien, pensent le contraire, mais le résultat est le même. Ils ont été conditionnés à ne pas avoir l’ouverture d’esprit pour voir au-delà de leur condition propre. Ceci est bien commode pour qu'ils n’aient aucune prise sur le fonctionnement de ce qui les entoure et ne cherche pas à en obtenir, ou à changer quoi que ce soit. Ils profitent donc de ce qu’ils ont, se maintenant plus ou moins consciemment dans un déni du comment ils l’obtiennent. Je me trouve moi-même dans cette situation, je profite de ce que j’ai, de ce qu’on me donne et je n’agis aucunement sur cela. La différence avec un citoyen zombie lambda, est que j’écris sur cet état de fait, en traitant les citoyens zombies, dont je fais partie, de sombres connards.

 

Je suis donc, comme vous, un sombre connard, je vis sur le dos de masses miséreuses et ce ne sont pas mes écris qui y changeront quoi que ce soit. La vérité sur nos situations me semble nécessaire. Avant de faire quoi que ce soit pour que les choses changent, il faut savoir qui l’on est, ce que l’on fait en réalité dans ce système en vigueur. Peut-être que si ces citoyens zombies avaient exposés devant eux les preuves irrémédiables de ce que leur mode de vie conditionne pour beaucoup, leur petite image de gens bien policés en prendrait pour son grade. Ils auraient alors enfin un vrai choix à faire, soit continuer en toute connaissance de cause et assumer leurs attitudes de sombres connards, soit de changer les choses, leur volonté d’avoir une bonne image d’eux même étant plus forte que leur volonté de préservation de leurs petites richesses économiques accumulées.

 

Ma quête est donc la recherche de cette vérité, non pas une sorte de vérité spirituelle lointaine, mais plutôt une vérité simple et enfantine qui dit qu’un carré bleu est carré de couleur bleu, même si tout autour de soi on entend dire à tue tête que c’est un rond rouge. On pourra toujours nommer les carrés, ronds et le bleu, rouge, on aura irrémédiablement la même forme et la même couleur devant soi. Pour la voir, il suffira de l’observer et d’ouvrir les yeux. Un carré bleu représente une chose concrète, palpable et compréhensible de tous. Notre économie néolibérale et son fonctionnement le sont tout autant, tout comme notre mode de vie et ses conséquences pour ceux qui nous le fabrique sans en profiter eux même, ainsi que sur notre environnement naturel. Toutes ces choses peuvent être vus et comprises et si plus de citoyens zombies voyaient cela, peut-être cesseraient-ils de s’aimer autant qu’ils s’aiment, peut-être cesseront-ils de fanfaronner dans des situations qu’ils semblent croire comme inéluctablement acquises, peut-être qu’ils cesseraient de vanter les bienfaits du fonctionnement actuel des choses, peut-être qu’ils se sentiraient mal, gênés, honteux…Peut-être ces gens là auraient–ils besoin de se sentir coupables pour des choses concrètes et palpables qu’ils font subir aux autres par leur soumission à leurs chefs.

 

Chaque palier de la pyramide fait subir son poids à ceux, plus nombreux, du dessous. Au niveau des paliers les plus bas, ce sont les plus nombreux qui pèsent sur encore plus nombreux qu’eux. Ici, tous subissent, certains plus que d’autres, mais si tous décident de ne plus soutenir cette pyramide qui ne leur laisse que porter le poids des autres avec pour seule monnaies d’échange, quelques miettes et des situations humiliantes et indignes, tout s’effondrerait. Encore faut-il prendre conscience cde l'absurdité de soutenir le poid des étages supérieurs de la pyramide pour des clopinettes. Les pyramides ont la particularité d'avoir leurs paliers devenir plus étroits au fur et à mesure que l'on grimpe au sommet. Avec un système plsu manichéen d'un petit carré de privilégié soutenu par un gros socle de carré d'esclaves, la différence de traitement entre les uns et les autres, les injustices qui en découlent, se verraient bien plus facilement. Dans un système pyramidale, tout est plus subtile, chacun aura tendance et sera conditionné à défendre son statut social. Certains voudront grimper les échelons, tous auront la peur d'être dégradé et surtout personne, tous pris dans leur quotidien de labeur, ne pensera à remettre en cause cet état de fait.

 

En voyant les choses réelles, palpables devant nous, sans se laisser endormir par notre conditionnement culturel et social, on peut contempler l'absurdité de tout cela. Que perdrait ces gens, les plus nombreux, la base du système, le socle sur lequel il se tient ? Ils perdraient une situation humiliante et indigne…Ils n’ont donc pas grand-chose à perdre si ce n’est leurs habitudes et leur conditionnement à la soumission auprès de leurs maîtres.

 

Mais c’est justement ces zones de conforts inconfortables dont il est si difficile de se défaire. Lorsqu’on vous dit depuis la naissance, dans votre famille, à l’école, au travail, en société, qu’un carré bleu est un rond rouge, vous en êtes persuadé.

 

Le premier travail pour remettre en cause un système établit, est de faire voir à ses victimes, en quoi elles sont victimes et comment elles ne sont pas obligées de l'être.

 

6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 17:36

On se croirait au temps bénit des colonies, au moment ou elles sont bien installées, depuis des lustres. que tout le monde s'y est habitué, que plus personne ne se souviens de comme c'était avant et ou plus personne ne se dirait comment cela pourrait être autrement. 

 
Il est bénit le temps des colonies !... que de savoir faire et d'infrastructures apporté à ces pauvres peuples indigènes, qui sans colons, chieraient encore sur des truelles pour fabriquer des briques. 
 
Comment les pays colonisés se serait-ils développés sans colonisateurs ? On ne saura jamais. Comment pourrait-ils se développer sans l'omniprésence de leurs anciens colons dans leur vie économique, politique ? On ne sait toujours pas, puisque le système actuel de mondialisation ainsi que la globalisation économique ne semblentas encore arriver sur leur fin. 
 
La mondialisation, cette mondialisation qui s'est accaparé pour elle seule ce terme, entretien les inégalités entre pays riches et pays pauvres. Ceci se produit notamment lorsque ce qui vient des pays pauvres ne coûte pas cher pour un pays riche (minerais indispensable à l'industrie, pierres précieuses, uranium...). En revanche, le  fruit de ce qu'il en à produit pour pas cher, sera revendu très cher aux consommateurs nationaux et internationaux (dont les pays pauvres d'ou viennent souvent la matière première). En gros, les pays riches ont décidé internationalement, d'exploiter les économies des pays pauvres, en pesant sur la différence de valeur entre les devises (vu qu'ils sont au contrôle des finances modial, ou l'inverse, je ne sais plus..). Si toutes les monnaies valaient la même chose, il serait plus dure d'acheter du minerai en Afrique pour une bouchée de pain. Il serait aussi moins aisé pour le petit blanc de partir se faire des vacances dans des pays exotiques ou l'équivalent de ce qu'il achètera pour 10e, coûterai 100e chez lui (et c'est souvent pire...). Pour les mêmes raisons, l'habitant des dits "pays exotiques", aura plus de mal à se payer des vacances à Paris...Il aura également plus de mal, parce qu'il semble aussi avoir été acté que pour un habitant de pays exotique, il est plus difficile de voyager sans contraintes, que pour les minerais venant du même pays. Libre circulation des capitaux, mais pas des hommes. 
Ajouté à tout ceci, que les pays riches pourvoient leur population de certains droits (sociaux, du travail..), pas toujours évidents dans les pays pauvres. Sans mondialisation des droits sociaux, des droits de l'homme, des droits du travail, les gens naissant dans un pays mal pourvu en la matière, ainsi qu'en terme de richesse de la population, seront tenté de voir si dans un pays riche, l'herbe est plus verte, plutôt logique. C'est là que la libre circulation des capitaux et pas des hommes a toute son importance ! "On te prend ta tune, mais toi tu peux aller te faire foutre !".
 
Toutes ces inégalités sont très volontairement maintenues, par des traités internationaux de libre échange, par des accords sur les passages aux frontières, par l'installation au pouvoir de nombres de "pays pauvres", de dictateurs à la botte des pays riches. Ainsi, sur le modèle occidental, une nomenklatura se maintiendra aux affaires des pays pauvres, s'enrichissant outrageusement et appauvrissant aussi outrageusement sa population (misère, famines...). 
 
Ces inégalités servent les élites sociales mondiales, qui maintenant ce système grâce au pouvoir qu'elles possèdent (économie, politique, militaire, assentiment passif des populations acculturés religieusement à l'inéluctabilité du régime en place...), peuvent encore plus asseoir dans le temps, leurs possessions sur le monde et sur nous même. 
 
Ce régime mondial n'a pas toujours existé, mais ce n'était pas forcément mieux avant, loin de là.
Des élites sociales ont toujours, ou la plupart du temps, dans la plupart des lieux, été au pouvoir. En France, les bourgeois marchands, ont succédé aux nobles du régime féodal, la religion de l'église à été supplantée par la religion de l'état...
 
Aujourd'hui, nous avons à faire à ces mafias du pouvoir, celles des états-nations, de leurs élites sociales et de leurs régimes oligarchiques. Le système des inégalités entre pays riches et pauvres, suit les mêmes principes de fonctionnement au sein des nations, entre les populations riches et pauvres. Les pauvres travaillent plus, dans des boulots plus pénibles et gagnent beaucoup moins que les riches, qui ont droit à plus de tout (confort, statut social privilégié, droits supplémentaires auquel leur argent, leur pouvoir ou leur "réseau leur donne accès"...).
Comme au niveau international, ce système tente de presser le citron de plus en plus, mais parfois, le jus vient à manquer. Comment faire alors pour les plus riches, afin de garder intact leur niveau de vie qui leur semble être de droit divin. La réaction naturelle d'une classe sociale croyant dure comme fer à l'inéluctabilité et à la profonde légitimité des privilèges dont ils jouissent, sera alors de presser le citron encore plus fort. Mais hélas pour eux, le citron, comme les populations, ont des limites. Lorsqu'on pressurise les populations à tel point que de continuer ainsi signifie leur broyage complet, ils n'ont plus le choix que de ne plus suivre. Lorsque les élites sociales sont trop installées dans leur microcosme, loin des réalités du monde extérieur qui leur permet de vivre ainsi, cela peut arriver. 
 
Alors aux gens qui sentent la limite arriver, que la colonisation de leur esprit devient de plus en plus périmé, notamment grâce aux projets de loi récents, comme la loi du travail, j'ai envie de dire ceci : 
 
"Travailleurs, travailleuses ! On vous en demande de plus en plus, vous acceptez de faire des efforts, parce qu'on vous promet que ça ira mieux grâce à vos efforts et enfin, on vous demande de faire encore plus d'efforts, les premiers efforts s'avérant insuffisants pour que vous ayez le droit de vivre décemment. Pendant ce temps, ceux qui exigent les efforts, font beaucoup d'efforts pour améliorer leurs situations personnelles et sociales, en vous demandant de faire des efforts pour les y aider. Alors, quel effort sera le plus intense pour le travailleur à qui on demande encore des efforts en terme de flexibilité au travail, permettant à leurs employeurs de pouvoir les manœuvrer plus à leur aise ?
 
Serais-ce l'effort de prendre conscience de se faire prendre pour de gros cons depuis qu'ils sont en âge légal d'être pris pour des gros con ?..et ce n'est pas évident pour son ego de se retrouver confronté à une image de soi reflétant sa position sociale de gros con.
Ou alors, serais-ce les efforts suivants, puis suivants, qu'on leur demandera encore, les sacrifices sur l'autel de la croissance économique, les droits qui diminuent, les humiliations qui augmentent ?
 
Dans les deux cas, à plus ou moins long terme, les travailleurs finiront par prendre conscience qu'on les prend pour des gros cons, que leur situation sociale est celle de gros cons et quand ils en prendront conscience, cela ne leur plaira pas. Ou alors, on aura trouvé d'autres idées ingénieuses pour réduire leurs parts de cerveaux disponibles pour autre chose que la publicité et la consommation des miettes qu'on leur vend.
 
Donc, si prise de conscience il y a, il faudra là encore, qu'elle se fasse avant que le système capitaliste ai détruit la planète, parce que là, à part faire partie de nos élites sociales dirigeantes qui pourront se barrer dans l'espace pour coloniser et détruire une autre planète, les travailleurs, ils seront bien dans le caca !"
 
On vous exploite comme une colonie ! Vous êtes le minerai fondant la richesse de vos exploiteurs. On vous à accoutumé à trouver cela normal, dans l'ordre des choses. Vous continuerez comme ça combien de temps , jusqu'à ce que l'harmonisation mondiale des droits  sociaux, du travail et de vos droits tout courts s'indexent sur ceux ou les droits des peuples sont inexistants ? Qu'est-ce qu'on fait, on rétablit l'esclavage tout de suite ? A vous de voir...
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 16:59

En 2016, la loi du travail en aura fait bougé du monde ! 

 
Après le cursus habituel, pétitions, manifestations à parcours fourni au préalable à la préfecture, bien syndicalement encadrées, vla qu'une petite nouveauté s'est invitée à ce joyeux tableau : les Nuits Debout.
 
Comme le nom de l’événement l'indique, c'est la nuit, on est debout, on envahit l'espace publique et on discute. Le principe est bien sympa, surtout lorsque les discussions abordent certains thèmes politiques intéressants. On y parlera notamment de rédaction de nouvelles constitutions, cadre du pouvoir légitime en place, ou encore de la légitimité même du pouvoir en place actuellement, en passant par la propagande médiatique à son service, les moyens d'action viables pour faire peser la voix des plus nombreux...dont les intérêts semblent avoir peu de place dans les décisions gouvernementales actuelles, qui furent d'ailleurs, comme concernant la loi du travail, à l'origine du mouvement de contestation.
 
Tant qu'il n'y aura pas de récupération, il y aura de l'espoir, mais j'ai hélas quelques doutes concernant la pérennité de la non-récupération de ce mouvement. 
 
Tous les récupérateurs zélés sont déjà au garde à vous, des intellectuels estampillés experts médiatiques, aux partis politiques en tous genres, en passant par les habituels syndicats, bien commodes pour apporter leur pierre et surtout leurs moyens à l'édifice, édifice qui finira par dépendre d'eux, jusqu'à ce que ces institutions de la contestation négocient avec les institutions contestées, qu'ils n'obtiennent rien pour nous et quelques trucs sympas pour eux et nous expliquent enfin qu'ils sont fiers de la mobilisation, mais que maintenant il faut rentrer à la maison. (référence aux mobilisations contre la réforme des retraites en septembre-octobre 2010, ou ça s'est quasiment passé comme ça).
 
On ajoutera à cela, les provocations policières destinées à discréditer le mouvement en le montrant comme violent, des Finkelkraut porte voix pseudo philosophiques du pouvoir oligarchique en place, qui viennent en visite courtoise à Nuit Debout et qui s'étonnent, et les médias avec, de s'être fait jeter comme des malpropres, là encore faisant passer le mouvement comme "fasciste" (citation médiatique). On saupoudrera le tout d'un traitement médiatique montrant avant tout les plus débiles des participants, des anti-fa souvent plus fa qu'anti, aux babos fumeurs de joints, plutôt que les réunions et les propositions intéressantes qui peuvent en sortir. 
 
En résumé, avec peu de moyen face à un arsenal de discrédit potentiel, ou avec les moyens syndicaux qui finiront par se retourner contre eux s'ils ont la faiblesse de les utiliser, pour finir par se faire utiliser, les participants actifs de ces Nuits Debout, auront bien du mal à faire grandir et durer le mouvement, mais c'est bien tout le mal que je leur souhaite. 
 
 
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:57

Le gnou est un animal qui vit en communauté, ou en troupeau, voir les deux à la fois.

 
Les gnous sont plutôt sédentaires, sauf si la nourriture devient insuffisante, alors ils migrent dans le but de se sédentariser là ou la vie est possible pour eux, pas conne la bête ! Mal poli qu'ils sont, les gnous ne demandent pas l'avis des autochtones, belettes et autres blaireaux, vivant déjà sur les terres socles de leur immigration, avant de venir s'installer et parfois voler le pain des gros porcs. Ne pensant souvent qu'à leur gueule, les gnous préfèrent migrer plutôt que mourir, ne se souciant aucunement des désagrément qu'ils provoqueront dans des lieux, qui "n'ont pas vocation à accueillir toute la misère du monde...". (paroles d'un corbeau Rocard nichant dans des tours d'ivoires).
 
Les gnous effectuent également,  et c'est le propos ici, des migrations saisonnières importantes. Durant ce voyage des zèbresgazelles et élands les accompagnent, formant des rassemblements de plus de deux millions de têtes. Ce périple, souvent sur de longues distances, à caractère périodique, implique un retour régulier dans la région de départ, au grand désarrois des espèces qui auraient espéré qu'ils ne reviennent pas. Ainsi, l'espoir du départ n'ai ici qu'un prélude à la déception d'un retour programmé. Parce que le gnou installé voyez-vous, c'est nombreux, ça prend de la place, ça colonise et comme c'est un peu con et peu soucieux d'autrui, ça fait chier tout le monde, en tout cas la plupart de ceux qui ne sont pas gnous...En revanche, leurs prédateurs sont bien content de les trouver là, nombreux aux mêmes endroits prévisibles, de leurs lieux de départs à leurs lieux d'arrivé, en passant par leurs trajets habituels, afin de s'en servir comme dans un bon gros frigo. 
 
L'humain , très certainement inspiré par le gnou en matière d'habitude bovines de sédentarisation et de suivi du groupe en migration saisonnière, part en vacances, 
 
Alors pensons ici à ceux qui, laissés sur le bord du chemin, n'aurons pas le loisir et le privilège d'apprécier le spectacle de gros veaux se pavanant au soleil. 
 
Pensons aussi à ceux qui profiterons des bouchons sur l'A6, des campings fleurant bon la saucisse et des plages bondées. 
 
A ceux là, j'adresserai ce message : 
 
"partir en vacances, c'est bien pour vous, mais c'est encore mieux pour les autres, qui ne verrons pas vos gueules de cons pendant vos congés. En plus d'arranger bons nombres de commerçants n'attendant que l’attrait touristique que vous représentez, vous exonérerez un temps vos chers voisins de votre divine présence à leur côtés. On dit parfois que les plus courtes sont les meilleures, mais concernant vos vacances, je dirais plutôt, "pourvu que ça dure" !
 
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:40
Une vie de frustration et sa manière de les compenser, de les oublier, de se réfugier dans des orgies curatives ou l'on se rempli de poison.

Passé l'humeur badine, la désinhibition et l'euphorie accompagnant les excès, ces derniers nous renvoient un retour de bâton certain, nous fouettant les sens jusqu'au ratatinage de cervelle post traumatique.

Mais la vie continue et il faut bien y retourner, qu'importe les séquelles de nos quelques défoulements psycho-tropiques.

Alors on y revient, mais pas sans mal. On s'exécute sur le chemin de sa rédemption et on expie ses péchés de la veille.

Ivrogne des routes, marche pour ton salut et si tu trouve de la place pour penser sur ton pénible chemin, réfléchi à quelques moyens de te soustraire à te rendre minable pour t'évader d'un quotidien qui ne semble que peu te satisfaire.

7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 10:11

6 : Fin de vie

 

Comme toutes choses, la vie à une fin. Avant cette fin, les choses se sont plus ou moins bien passé, mais cette fin approchant, les choses, à l’image de son corps vieillissant, tendent à se détériorer.

 

« On ira tous en Gériatrie » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=u040B47Vx4w

..Et en live ! http://www.youtube.com/watch?v=_n0WyrahEoQ

Après une dure vie de labeur à avoir usé muscles et tendons pour enrichir le capital, le travailleur à droit à une retraite bien méritée... Libéré de ses chaînes quand il ne peut plus courir, il profite de ses dernières années de liberté, handicapé par une arthrose chronique et un Alzheimer qui pointe le bout de son nez...Bientôt moins autonome, ses enfants ne voulant plus s'occuper d'elle comme elle s'était occupé d'eux à leur plus jeune âge, la personne âgée est placée là où elle ne dérange plus, là où des spécialistes s'occupent d'elle...

 

Ah, les maisons de retraite, réceptacle de l'augmentation de l'espérance de vie permettant aux légumes de flétrir plus lentement...La vie dans celles-ci, petite entreprises à se faire de la marge sur le dos des vieux et leur famille, n'est pas toujours aisée. Un employé coute cher alors on en embauche moins, logique de la globalisation économique...Les employés sont payés peu, travaillent dans des conditions précaires avec peu de reconnaissance alors, ils mettent peu de cœur à l'ouvrage. Tout ceci n'est ni de la faute des enfants qui travaillent et n'ont pas le temps, pas les compétences de s'occuper de leurs vieux infirmes, ni des employés des maisons de retraites et autres services de gériatrie, qui n'ont que deux bras et ne peuvent assurer le travail que 5 personnes devraient faire pour que les choses soient faites dans les règles de l'art et surtout, dans le respect des personnes dépendantes.

 Même la maison de retraite, l'institution, doit se plier aux règles de la concurrence du marché pour survivre, ne pas mettre la clef sous la porte et ses salariés au chômage. La société crée cela, le système économique qui la guide également et c'est aussi la faute de tous car tous acceptent ce système, d'une manière passive ou active, voulue ou subie... Je fais aussi parti de ça, je suis coupable comme vous...mais je m'en rends compte, je dénonce ce phénomène avec mes maigres moyens, je publie pour partager ma frustration et j'en fais des chansons très crues parlant de déjections à tout va pour choquer l'auditoire que cet état de fait ne choque pas. Il en va de même pour d'autres sujet, là, je parle de ça, à un autre moment, je parlerai d'autre chose et peut-être que les principes resteront les mêmes. Pendant ce temps, les vieux qui nous ont permis de vivre dans l'opulence croupissent dans leur merde et on paye pour ça...

 

On le voit, on le sait et on s'en fou, la société est ingrate et rend les gens pareils. Il y a des vieux qui font les lois, il y en a d'autres qu'on ne voit pas, sous leurs draps...

 

Tout ceci fonctionne pour ceux qui auront eu l’honneur de bénéficier d’assez de reconnaissance sociale et de pognon, pour bénéficier d’un système de santé semi privé, dont tous ne bénéficient pas. Ceux-là, crèveront seul chez eux et on ne se rendra compte de leur départ qu’après que les odeurs de corps en décomposition aient alerté les premiers voisins.

 

« Funérailles discount » : la chanson : http://www.youtube.com/watch?v=uxKpWgDcor4

Nous ne sommes pas éternels. Ca fait bateau de dire ça, on devrait tous être au courant, on est tous au courant...Ceci ne nous empêche en rien de vivre la mort de nos proches comme un drame personnel, vous, moi, les autres...

D'une manière ou d'une autre, tous les gens autour de nous vont crever et ça nous rendra plus ou moins triste et si c'est vous ou moi qui mourront demain, cela rendra triste nos proches...A moins d'être un connard comme moi, ce qui au final s'avère être très altruiste, puisque ma mort à ce moment là, fera souffrir bien moins de monde.

Donc on meurt, ce n’est pas vraiment une nouvelle ! Ce que l'on sait moins, quand on n’a pas eu la chance de se trouver dans la responsabilité d'enterrer ses proches, c'est que l'organisation de funérailles révèle son lot d'absurdité.

Dès maintenant, si vous avez des parents, de la famille ou un truc du genre, vous pouvez commencer à économiser, que vous soyez croyant ou pas, à cheval sur les cérémonies onéreuses ou pas.

Par exemple me concernant, si je dois vous faire un petit testament en direct, je voudrais qu'on donne tous mes organes à la science...Bon, je pense que le foi n'est pas trop récupérable et que pas mal d'autres trucs doivent avoir leur lot de toxicité...Disons que je veux bien donner ce qu'il est possible. Le reste, les boyaux pas récupérables ou les restes d'excréments, je voudrais qu'on les envois par courrier à certaines personnes de mon choix, dont évidemment, certains fidèles lecteurs de ce blog et d'autres président de partis politiques. Bon, tout ça ne devrait pas couter trop cher...

Pensez-vous ! Même si on veut me cramer, on est obligé de payer un funérarium, alors qu'un petit barbecue dans le jardin, serait vachement plus sympa ! Et quand bien même, je veuille me faire cramer dans un funérarium, mes proches seront obligé de payer un cercueil la peau des roustons, pour ensuite me foutre dedans et me faire cramer dans un funérarium...Acheter un cercueil super cher, pour le faire cramer aussi tôt, rendre la chose obligatoire, c'est un principe commercial déjà usité dans le monde des banques et des assurances...Et non, même dans la mort, on ne vous laissera pas tranquille !

Ajoutez à ça qu'en plus d'être triste, vous devrez vous taper une ribambelle de faux culs apitoyés et faussement larmoyant, vous donnant une envie folle de rajouter quelques noms à la liste de la grande faucheuse...

Les funérailles, c'est un truc encore plus chouette que la mort elle même. Pour les moins riches, les funérailles discount ne manqueront pas de vous ruiner quand même, parce que dans le monde du commerce de la mort, nous n'avons pas les mêmes valeurs...

 

Pour les autres, les sans grades, les sans famille, les sans sous, les « sans dents », ça sera la fausse commune et c’est peut-être pas plus mal.

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